"Il y a quatre ans, j'ai sombré dans une vertigineuse dépression. Je ne trouvais plus aucun sens à l'existence. Jusqu'à cette nuit, dans la chapelle d'un monastère, où je fus touché par la grâce. Par la sensation inouïe d'un contact charnel avec Dieu. Pourquoi moi, qui ai toujours été athée ? Quel sens donner à cette extase ? Une seule personne pouvait me répondre : Christian.
Cet oncle, frère franciscain, que je connaissais à peine, allait être emporté par la maladie au moment même où je renouais avec lui. Mais à sa mort, j'appris, stupéfait, qu'il avait été touché par la grâce à trente- sept ans. Comme moi. Et qu'il avait vécu jusqu'à cet âge une vie de fêtes et d'excès, en parfaite opposition avec la foi. Comme moi également. En enquêtant sur ce destin extraordinaire qui l'avait vu troquer le costume des soirées mondaines pour la robe de bure des frères mineurs, j'allais découvrir que «le combat spirituel est aussi brutal que la bataille des hommes»."